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Histoire


1986, le Graspop alors, comme son nom l’indique, festival de pop, est un événement local. Deux décennies plus tard, il est devenu un rendez-vous majeur de la scène internationale alors même que le menu pioche exclusivement dans les répertoires du heavy metal et du hard rock.

L’électrochoc a lieu en 1995, édition cauchemar des dix ans, quand le festival boit le bouillon malgré la présence de Joe Cocker ou encore de Simple Minds. Les organisateurs sont au pied du mur : il y a trop de festivals pop en Europe. Pour Peter Van Geel, se répéter l’année suivante serait suicidaire. Que faire? Se souvenant que les éditions à succès de 1993 et 1994 correspondaient à la venue de grands noms du metal comme Motorhead ou Paradise Lost : le choix s’impose, un changement radical d’orientation artistique est opéré.
Heureuse coïncidence, à la même époque, Bob « Biebob » Schoenmaekers est confronté à de gros problèmes d’organisation pour son festival. Il se trouve dans la situation contraire du Graspop. La place lui manque pour accueillir tous ces fans de metal au Midsummer Metal Meeting alors dans l’incapacité de s’étendre pour la simple raison qu’il se déroule en salle.
Le promoteur Herman Schueremans met en contact les deux hommes. De cette fusion naît le Graspop Metal Meeting organisé chaque année à Dessel, à la fin du mois de juin. Cette période est propice à la venue des groupes américains qui se réservent juillet pour tourner à domicile.
D’emblée, des géants comme Iron Maiden, Alice Cooper ou encore Megadeth adhérent à la nouvelle formule si bien que, même lors d’éditions passées sous un déluge de pluie (1997 en particulier), le succès est sans cesse croissant. Après avoir stagné à 20000 entrées pour une journée, en 2003, le festival passe la barre symbolique des 50000 personnes sur deux jours. Ils sont 75000 en 2004 quand le GMM passe à trois jours, et plus de 80000 festivaliers en 2005 pour l’édition des 20 ans. En 2006, après onze années d’existence sous sa nouvelle identité, le GMM affiche à son tableau de chasse quelque 250 groupes de metal, et pas des moindres pour plus de 90000 entrées. 2007, avec plus de 100 000 visiteurs et enfin 2008 avec 130 000 metalheads installent le Graspop comme événement incontournable de la scène Metal.
Pour les Français, le site du Boerentang, à côté du village de Dessel, à 175 km de Lille et à 450 km de Strasbourg, présente l’avantage d’être situé bien moins loin que la « Mecque » du metal en Europe : le Waken Open Air, au nord de l’Allemagne début août.
Le prix n’est même pas un frein puisque pour environ 130 euros, camping, parking et navette compris, un fan motivé peut voir 70 groupes sur quatre scènes dont trois chapiteaux, alors qu’il devra débourser 100 euros pour une tête d’affiche seule lors d’un concert en Europe.

Mais comme pour les festivals de pop, la concurrence fait rage. Jusque 2007, Le Graspop se déroulait le même week-end que le Hellfest de Clisson (au sud de Nantes). En 2008, les deux organisations ont accordé leurs violons, et les festivals ont été présentés en décalage d’une semaine, de quoi ravir la communauté des Metalheads.
Malgrè quelques polémiques au sujet de la qualité des têtes d’affiche, l’édition 2009 a été un franc succès avec prés de 130 000 festivaliers sur 3 jours, un changement de plaine, un soleil éblouissant et la création d’une immense zone 24H/24H.
2010 est peu l’année de la déception, l’organisation cafouille dans la communication et la dernière tête d’affiche, Soulfly (qui n’en est pas vraiment une) est annoncée très tardivement. Pourtant, personne ne pourra nier que cette quinzième édition du Graspop Metal Meeting a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses. Une organisation sans faille qui corrige d’édition en édition les petits détails qui font le bien être du festivalier, une météo estivale…
L’édition 2011 est certainement la plus consensuelle des dernières années. Chacun s’accorde à dire que l’affiche est royale et l’annulation d’Ozzy Osbourne à la dernière minute pour raisons de santé, couplé à une météo capricieuse ne gâcheront pas la fête. La 16ème édition du Graspop a semble t-il battu son record d’affluence qui datait de 2009 avec près de 142 000 entrées sur les 3 jours avec un pic pour la journée du samedi (55 000 entrées).

2012, 2013 et 2014 furent des éditions jugées « moyennes » par les festivaliers. Beaucoup de « redites » dans la programmation » ont été soulignées. Pourtant, côté infrastructures, l’amélioration est constante. Les files d’attentes deviennent moindre aux entrées qui ont été repensées. En 2014, le site du festival a été repensé : Les scènes 1 et 2 seront l’une à côté de l’autre et s’étaleront sur 100 m pour notre plus grand plaisir ! La Marquee 2, qui disposait de son propre espace depuis 1998, disparaît et laisse donc la Marquee 1 orpheline, qui s’appellera désormais simplement Marquee. La Jupiler Stage, située près de Metal Dome, devient la troisième scène Open Air.
Qui dit scènes supplémentaires, dit têtes d’affiche supplémentaires pour chaque journée du festival !

Grande nouveauté en 2015. Traditionnellement programmé le dernier week end de juin depuis sa création, le Graspop avance d’une semaine et se cale sur le week-end du Hellfest. La raison invoquée est le fait que les groupes américains quittent l’Europe de plus en plus tôt en juin. A moins que la raison soit simplement une synergie de programmation avec le Hellfest…
2016, année du début des sérieuses menaces terroristes. Le GGMM, comme les autres festivals, doit renforcer et penser différemment son plan sécurité. C’est aussi l’année record en pluviométrie. Les pluies diluviennes arrosent la région la quinzaine précédant le festival. Résultat, des parkings inondés, un plan de circulation à revoir dans l’urgence. Un bordel joyeux !
2017, la meilleure selon beaucoup de festivaliers. Un record d’affluence battu avec un sold out le jour de Rammstein. Près de 160 000 metalleux représentant 79 nationalités ont bravé la chaleur pour la grande messe belge du Metal a déjoué les pronostics pessimistes de ceux qui affirmaient que l’apparition du Download France en juin allait tuer les festivals institutionnels.

Le Graspop se porte de mieux en mieux et on attend avec impatience l’affiche 2018…